Quelles sont les farines à IG bas ?

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François Duchamp
Nutritionniste
Pourquoi l’index glycémique d’une farine change tout en cuisine

Les farines à IG bas sont celles qui élèvent peu la glycémie grâce à leur richesse en fibres et protéines. Elles conviennent mieux aux recettes du quotidien, y compris en pâtisserie, si l’on adapte les textures.

Une méta-analyse relayée par l’OMS indique qu’une alimentation à faible index glycémique peut réduire jusqu’à 20 % le risque de diabète de type 2 à long terme, en limitant les pics glycémiques répétés.

Choisir une farine à IG bas n’est pas qu’une tendance. C’est un levier concret pour stabiliser l’énergie, réduire les fringales et améliorer la qualité nutritionnelle des recettes. Encore faut-il savoir lesquelles privilégier et comment les utiliser sans rater ses préparations. Nous y revenons juste après.

Pourquoi l’index glycémique d’une farine change tout en cuisine

L’index glycémique mesure la capacité d’un aliment à faire monter la glycémie. Une farine raffinée provoque un pic rapide, suivi d’un creux énergétique. À l’inverse, une farine IG bas libère le glucose plus lentement.

Les farines riches en fibres, protéines et parfois en lipides naturels ralentissent la digestion. Résultat : une sensation de satiété plus durable et une meilleure stabilité métabolique.

À retenir : plus une farine est complète et peu transformée, plus son IG est bas. Le raffinage augmente systématiquement l’impact glycémique.

Comme nous le verrons plus bas, toutes les farines complètes n’ont pas le même comportement en pâtisserie.

Quelles sont les farines naturellement à IG bas ?

Certaines farines se distinguent clairement par leur index glycémique bas. Elles peuvent être utilisées seules ou en mélange selon les recettes.

Farine IG approximatif Intérêt principal
Farine de pois chiche ≈ 35 Riche en protéines et fibres
Farine de seigle intégrale ≈ 40 Effet rassasiant durable
Farine d’orge mondé ≈ 25 Très faible impact glycémique
Farine de sarrasin ≈ 45 Sans gluten, riche en minéraux
 

Ces farines répondent à la question fréquente : quelle farine IG bas choisir pour un usage quotidien sans compromettre la texture.

Quelle farine IG bas pour une brioche ou une pâtisserie ?

En pâtisserie, le défi est double : conserver un IG bas tout en gardant du moelleux. Une farine trop riche en fibres donne vite un résultat dense.

Pour une brioche IG bas, il est recommandé de ne pas utiliser une seule farine alternative. Les meilleures options sont les mélanges de farines IG bas avec une petite part de farine plus panifiable.

  • Farine de grand épeautre semi-complète
  • Farine de seigle T130
  • Farine de pois chiche en complément

Astuce texture : ajouter un corps gras naturel (huile d’olive douce, purée d’amande) améliore le moelleux sans augmenter l’IG.

Vous verrez plus loin comment adapter précisément les dosages selon le type de recette.

Faut-il mélanger les farines à IG bas entre elles ?

La réponse est clairement oui. Faut-il mélanger les farines à IG bas ? Dans la majorité des cas, c’est la meilleure stratégie.

Un mélange permet :

  • d’équilibrer saveur, texture et digestibilité
  • de limiter l’amertume de certaines farines complètes
  • d’obtenir une levée plus régulière

En pratique, une base à 50–60 % de farine semi-complète IG modéré, complétée par 40–50 % de farines IG bas, donne d’excellents résultats.

Comment adapter ses recettes avec une farine complète à IG bas sans tout rater

Comment adapter ses recettes avec une farine complète à IG bas sans tout rater

Passer à une farine complète IG bas demande quelques ajustements simples. Sans cela, la pâte devient vite sèche ou friable.

La règle de base est d’augmenter légèrement l’hydratation. Les fibres absorbent davantage d’eau, ce qui modifie la structure de la pâte. Une hydratation trop faible donne un résultat compact.

Un temps de repos plus long améliore aussi la texture. Laisser reposer la pâte 20 à 30 minutes permet aux fibres de se gorger d’eau et d’assouplir le réseau.

Bon réflexe : remplacer progressivement la farine classique par une farine IG bas par paliers de 20 %, pour laisser au palais et à la pâte le temps de s’adapter.

Quelles erreurs font grimper l’IG malgré une farine dite “IG bas” ?

Même avec une farine IG bas, certaines pratiques annulent l’intérêt nutritionnel.

L’ajout excessif de sucre rapide, de sirop ou de miel fait remonter l’IG global de la recette. De même, une cuisson trop longue ou trop forte augmente la gélatinisation de l’amidon.

Les recettes ultra-transformées, même “healthy” en apparence, posent aussi problème. Une farine IG bas fonctionne mieux dans une cuisine simple, peu transformée.

Erreur fréquente Conséquence Alternative
Trop de sucre ajouté Pic glycémique Fruits entiers ou purées
Cuisson excessive IG augmenté Cuisson douce et maîtrisée
Farine unique mal choisie Texture lourde Mélange de farines IG bas

Cas pratiques : brioche, gâteau et pain à IG bas

Pour une brioche IG bas, la clé est l’équilibre. Une base de farine semi-complète, enrichie d’une farine de légumineuse ou de seigle, fonctionne bien.

En pâtisserie IG bas, les farines comme le sarrasin ou le pois chiche doivent rester minoritaires. Elles apportent nutrition et satiété mais modifient fortement le goût.

Pour le pain, la fermentation longue est un atout majeur. Elle réduit l’impact glycémique final, même avec une farine à IG modéré.

Point clé : plus la fermentation est lente, plus la réponse glycémique est atténuée, surtout avec une farine riche en fibres.

Ce que disent vraiment les données scientifiques sur l’IG des farines

Tout le monde sait que la glycémie dépend autant de l’aliment que du contexte du repas. Les fibres alimentaires jouent un rôle central dans ce mécanisme.

Comme vous le savez déjà, les fibres ralentissent l’absorption des glucides. Cette relation est clairement décrite dans des documents de l’OMS, qui soulignent l’intérêt des céréales complètes dans la prévention métabolique.

De la même manière, des avis publiés par l’EFSA confirment que les aliments à faible index glycémique contribuent à une meilleure régulation de la glycémie postprandiale chez l’adulte.

Ces éléments confirment qu’une farine IG bas n’est pas une solution miracle isolée, mais un outil efficace lorsqu’elle s’intègre dans une alimentation cohérente.

Faut-il passer 100 % IG bas au quotidien ?

Ce n’est ni nécessaire ni toujours souhaitable. Une alimentation durable repose sur la variété et la tolérance digestive.

Alterner farines IG bas, farines semi-complètes et recettes fermentées permet de concilier plaisir, équilibre glycémique et confort digestif. C’est souvent cette approche flexible qui donne les meilleurs résultats sur le long terme.

Nutritionniste

François Duchamp exerce son activité de nutritionniste en aidant à construire des habitudes alimentaires durables, avec une approche pragmatique et bienveillante. 
Ses spécialités couvrent le rééquilibrage alimentaire, la perte de poids progressive, les troubles digestifs et la santé du microbiote. Avec une approche pédagogique, il compare les différentes références des gammes pour sportifs.