L’OMS plaide en faveur de la taxation des boissons sucrées

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« Taxer les boissons sucrées peut abaisser leur consommation et réduire l'incidence de l'obésité, du diabète de type 2 et la dégradation de la santé dentaire », affirme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans un communiqué diffusé mi-octobre.

L'agence internationale estime que les politiques fiscales qui assurent une augmentation d'au moins 20 % du prix au détail des boissons sucrées entraînent une réduction proportionnelle de la consommation de ces produits. Selon l’OMS, les enquêtes nationales révèlent que les boissons sucrées et les aliments riches en sucres ajoutés constituent une source calorique "majeure". En outre, les personnes aux ressources limitées et les jeunes sont les plus sensibles aux augmentations de prix des boissons et des produits alimentaires donc les plus susceptibles de bénéficier de mesures fiscales spécifiques. Se basant notamment sur une dizaine de revues de la littérature, le rapport indique que les mesures fiscales visant à réduire le prix des fruits et légumes augmentent leur consommation alors que les taxes sur les produits alimentaires, notamment celles visant les produits riches en graisses saturées, en sucres ajoutés et en sel, réduisent leur consommation. Le rapport cite plusieurs exemples, dont la France qui a instauré des taxes sur les boissons sucrées et les boissons édulcorées en 2012. L'OMS souligne que la population n'a pas besoin de sucres ajoutés, et recommande que leur apport représente moins de 10% des calories consommées chaque jour.

Souce : Apm.

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