Le recours aux pesticides a augmenté de 9,2 % entre 2012 et 2013

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Ecophyto

Le recours aux produits phytosanitaires a augmenté de 9,2 % entre 2012 et 2013, et de 5 % en moyenne entre 2009 et 2013. Pourtant, le plan EcoPhyto lancé en 2008 dans le cadre du grenelle de l’environnement avait pour objectif de diminuer leur utilisation. Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, a remis fin décembre au Premier ministre le rapport « Pesticides et agro-écologie, les champs du possible », qui analyse le recours aux produits phytosanitaires et dresse une liste de recommandations pour la rédaction d’une nouvelle version du plan.

Les résultats annuels de suivi du plan de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, le plan Ecophyto ont été dévoilés fin décembre. Au niveau national, le recours aux produits phytosanitaires a augmenté de 5% en moyenne entre 2009 et 2013 et de 9,2% entre 2012 et 2013. Une analyse plus fine montre une augmentation du recours aux herbicides et aux fongicides, et une diminution du recours aux insecticides, dans les zones agricoles. Pour expliquer cette forte augmentation, le gouvernement évoque des conditions climatiques défavorables en 2013. « L’année 2013 s’est caractérisée par un printemps exceptionnellement humide et frais d’avril à juin (…). À la faveur de ces conditions humides, les champignons ont pu facilement se développer. Les excès d’eau ont également profité au développement des limaces et des adventices et gêné le recours aux opérations de désherbage mécanique », rapporte le gouvernement dans un communiqué.

Dans le rapport "Pesticides et agro-écologie LES CHAMPS DU POSSIBLE", réalisé à la demande du premier ministre et remis fin décembre, Dominique Potier propose un « diagnostic » ainsi qu’un bilan d’étape du plan PhytoEco. « Six ans après son démarrage, le plan n’a pas eu les résultats espérés, puisque les indicateurs (…) ne montrent pas de tendance à la baisse » alors que le plan prévoyait « si possible » une réduction de 50 % de l’utilisation des produits phytosanitaire. Pour l’auteur, « il ne faut pas abandonner [ce plan] au nom de son apparente inefficacité, mais plutôt le reconcevoir en étendant son emprise à des leviers nouveaux, et en améliorant sa cohérence avec l’ensemble des politiques publiques et stratégies économiques ayant un lien direct ou indirect avec les pratiques phytosanitaires ». Le député formule 68 recommandations pour un nouveau plan EcoPhyto.

Sources : communiqués, ministère de l'agriculture.

VCD