La mention énergétique des aliments exprimée « par portion » est mieux comprise

étiquetage nutritionnel


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Les consommateurs comprennent les mentions apposées sur les emballages alimentaires. Néanmoins, les dosages exprimés « par 100 g » induisent les consommateurs plus en erreur que lorsqu’ils sont exprimés « par portion », selon une étude publiée dans l'European Journal of Clinical nutrition.

L’étude a porté sur plus de 13 000 adultes résidants en Allemagne, en Espagne, en France, en Pologne, au Royaume-Uni ou en Suède. Les participants étaient invités à noter deux types de biscuits, de sandwichs et de yaourts en fonction de leurs impacts (positifs ou négatifs) sur la santé. Pour guider les participants dans leur évaluation, la composition énergétique des aliments, exprimée par 100 g, par portion ou par demi-portion était présentée sur les étiquettes des aliments.

Les résultats de cette étude révèlent que les consommateurs distinguent correctement les aliments sains des produits moins bons. « Globalement, les participants ont distingués les biscuits comme étant les aliments les moins sains, suivis de près par les sandwichs. (…) [Cependant], les yaourts et les sandwichs ont été estimés moins sains que ce que les critères objectifs utilisés dans notre étude estimaient alors que les biscuits ont été surévalués », nuancent les auteurs de ce travail. Des influences culturelles ont été relevées. Les Suédois jugent les produits le plus sévèrement alors que les Français et les Polonais sont les plus cléments. Les Français se sont aussi révélé les plus extrêmes dans leur notation puisque les écarts entre produits sains et non sains sont les plus éloignés. En outre, « une analyse post hoc a montré que les participants ont perçus les aliments dont les informations étaient fournies par « demi-portions » plus sains que lorsque ces données apparaissaient en portion typique ou par 100 g ». Ainsi, l’indication des valeurs nutritionnelles par 100g a induit le consommateur en erreur. Les biscuits et les sandwichs, dont les portions de référence (18 g pour un biscuit et 250 g pour un sandwich) sont très éloignées de ce format, ont été jugés plus favorablement. À l’inverse, le yaourt dont la portion classique pèse 150 g a été considéré moins sain lorsqu’il est exprimé par portion. « Dans l’ensemble, plus la quantité de référence sur l’emballage est importante, moins le produit est considéré comme sain », expliquent les auteurs. Enfin, l’apposition d’une information sur la contribution du produit aux apports nutritionnels journaliers recommandés n’a que peu d’influence.

Source : Process alimentaire ; Raats MM, et al. Reference amounts utilised in front of package nutrition labelling ; impact on product healthfulness evaluations. Eur J Clin Nut. 2014: 1-7.

VCD