Tour du monde des consommateurs : quels profils alimentaires ?

Habitudes alimentaires

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Alimentation conviviale ou frugale, préoccupation santé ou pratique, confiance ou méfiance vis-à-vis des produits alimentaires manufacturés : le consommateur français ne ressemble pas au mangeur chinois ou américain. Réalisée pour le Salon de l’industrie agroalimentaire en France, SIAL, une étude de la TNS Sofres réalisée on line entre juin 2012 et avril 2014 dresse le portrait des habitudes alimentaires des plus de 18 ans dans neuf pays. France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, États-Unis, Chine, Russie, Brésil, Moyen-Orient (Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman, Qatar et Arabie Saoudite) sont passés au crible : le point sur les principales caractéristiques.

Selon cette étude, « le modèle alimentaire français tient toujours. » Dans l’Hexagone, le nombre de prises alimentaires reste relativement faible (3,6 par jour) et reste concentré au moment des repas (2,8 repas par jour). En Allemagne, aux États-Unis, ou dans les pays du Moyen-Orient, le nombre de repas quotidiens est plus faible (2,4 ; 2,5 et 2,4 respectivement). En cause : la consommation irrégulière du déjeuner ou du dîner pour les Allemands, du petit-déjeuner pour les Américains, ou de l’un de ces trois repas au Moyen-Orient. Les Français sont par ailleurs ceux qui grignotent le moins entre les repas. En revanche, le Brésil en tête suivi de la Russie, de la Chine et du Moyen-Orient, sont les pays où le nombre de prises alimentaires quotidiennes sont les plus élevées (4,8 ; 4,6 ; 4,2 et 4,1 respectivement), avec de nombreuses consommations hors repas (2,2 ; 2 ; 1,4 et 1,7 respectivement).

L’étude fait le point sur la prévalence du surpoids et de l’obésité et sur l’impact estimé de l’alimentation sur la santé. Fait surprenant, si les États-Unis et le Royaume-Uni présentent de forts taux de surpoids et d’obésité, « [ces pays] n’ont pas particulièrement une surveillance accrue de leur alimentation ou des quantités consommées. [Les sondés se disent par ailleurs] peu inquiets de l’impact de leur alimentation sur leur santé », révèle l’enquête. Un comportement très différent en Allemagne ou au Moyen-Orient. Fortement touchés par le surpoids et l’obésité, les enquêtés semblent sensibilisés au lien entre alimentation et santé. Les autres pays – l’Espagne, la Russie, la Chine ou le Brésil – sont également conscients de l’importance de cette alimentation.

En outre, l’étude révèle une baisse de confiance dans les produits alimentaires en France : « seulement 76 % des Français se déclarent confiants (dont seulement 6 % "totalement confiants") et 24 % ne sont pas confiants. Ce niveau de confiance a perdu 8 points entre 2012 et 2014 et a davantage touché les jeunes », rapporte la TNS Sofres. Une opinion partagée par les Allemands et les Russes. À l’inverse, en Espagne ou au Moyen-Orient, les consommateurs ne semblent pas touchés par ce phénomène, puisque 95 % et 89 % des sondés déclarent avoir confiance en la qualité des produits alimentaires consommés.

Enfin, « les Français sont plutôt ouverts aux innovations alimentaires ; ainsi 6 sur 10 aiment découvrir de nouveaux produits alimentaires. L’attention portée à l’origine/la provenance des produits consommés reste élevée de même que l’intérêt pour des produits alimentaires simples/pas trop transformés. La sensibilité des Français à l’égard de produits alimentaires durables continue de croître, avec le gaspillage alimentaire comme thématique phare ». À l’échelon mondial, l’innovation intéresse également : les valeurs les plus souvent citées et attendues par le consommateur sont la praticité, la naturalité, le respect de l’environnement et de la santé.

Source : Enquête TNS Sofres « Alimentation : un kaléidoscope de comportements et de perceptions ». 2014.

VCD