L’OCDE met à jour ses indicateurs-clés sur le surpoids et l’obésité

Surpoids et obésité

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Si les taux d’obésité en France sont parmi les plus bas des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), ils augmentent de façon régulière. C’est ce que montrent les indicateurs-clés sur le surpoids et l’obésité mis à jour par l’Organisation. Ces indicateurs renseignent sur l’évolution de la corpulence dans chaque pays et permettent une comparaison entre pays développés.

Les données révèlent qu’environ une personne sur dix est obèse en France, et presque 40 % de la population est en surpoids – dont les personnes obèses. Des taux qui restent inférieurs à ceux des États-Unis, de l’Angleterre, du Canada, de l’Espagne, de l’Australie, de l’Autriche et de l’Italie. Les projections de l’OCDE montrent que les taux de surpoids en France augmenteront de 10 % dans les dix prochaines années. Les perspectives pour l’obésité infantile sont moins sombres en France que dans la plupart des pays de l’OCDE. Les taux d’obésité chez les enfants sont relativement faibles (aux alentours de 20 % pour l’obésité et 8 % pour le surpoids). Ces données sont restées stables au cours des vingt dernières années. Cependant les projections de l’OCDE montrent un risque d’augmentation du nombre d’enfants en surpoids, en particulier chez les garçons. Les taux d’obésité infantile resteraient quant à eux en-dessous de 10 % durant les dix prochaines années. L’OCDE précise que les enfants ayant des parents obèses ont bien plus de risque d’être eux-mêmes obèses : ils auraient une probabilité trois fois plus élevée d’être obèses si au moins un de leurs parents est obèse.

D’autre part, il existe de fortes disparités socioéconomiques en termes d’obésité chez les hommes et les femmes, ainsi que chez les enfants : les femmes ayant un faible niveau d’éducation en France ont en effet presque trois fois plus de risque d’être en surpoids que les femmes ayant fait de longues études. Contrairement à la plupart des pays de l’OCDE, des disparités significatives sont aussi observées chez les hommes : ceux qui présentent un plus faible niveau d'éducation ayant une probabilité de surpoids 1,6 fois plus élevée que ceux ayant fait de plus longues études. Côté enfants, les garçons et les filles appartenant aux groupes socioéconomiques les plus pauvres ont une probabilité d’obésité plus de deux fois supérieure aux enfants les plus riches.

Source : OCDE, L’obésité et l’économie de la prévention : Objectif santé - Indicateurs-clés en France, mise à jour 2014.

La rédaction