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Dans quels cas se complémenter en acide folique ?

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Aussi appelé vitamine B9, l’acide folique participe à des fonctions essentielles de l’organisme. Il joue un rôle clé dans la production des cellules, la formation de l’ADN, etc. Une carence peut donc entraîner divers problèmes de santé, parfois graves. De plus, certaines périodes de la vie ou conditions médicales augmentent naturellement les besoins. Il devient alors nécessaire de se tourner vers une supplémentation adaptée.

La grossesse reste une période de besoins accrus

L’organisme d’une femme enceinte puise davantage de ressources pour construire le fœtus. Les besoins en vitamine B9 doublent presque pendant cette période critique. Une supplémentation précoce prévient alors l’apparition de malformations du tube neural chez l’embryon. En effet, ce système se forme dans les premières semaines, souvent avant même de connaître la grossesse.

Certains médecins recommandent une prise quotidienne de 400 microgrammes. Une telle supplémentation doit débuter idéalement un mois avant la conception. Elle se poursuit durant les 12 premières semaines de grossesse. Notez à ce même titre que les compléments alimentaires à base d’acide folique sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Votre médecin est habilité à vous prescrire la dose adaptée à votre situation.

Les projets de conception : anticiper pour mieux se préparer

Toute femme qui envisage une grossesse devrait commencer une supplémentation préventive. En réalité, les réserves naturelles de l’organisme en acide folique sont limitées dans le temps. Un apport régulier pendant 2 à 3 mois permet alors d’atteindre un niveau optimal. Ce délai correspond au cycle de renouvellement des globules rouges.

En outre, les femmes ayant déjà eu un enfant atteint de malformation du tube neural nécessitent une dose plus élevée. Un dosage de 4 à 5 milligrammes par jour leur est généralement prescrit. La supplémentation doit débuter au moins 3 mois avant la conception. Elle se poursuit idéalement jusqu’à la fin du premier trimestre de grossesse.

Retenez tout de même que l’acide folique améliore la fertilité chez certains couples qui rencontrent des difficultés. Une bonne vitamine B9 favorise la qualité des ovocytes chez la femme. Chez l’homme, elle participe à la production normale des spermatozoïdes. Un avis médical permet d’adapter la supplémentation à votre projet parental.

Les carences médicamenteuses : quand les traitements perturbent l’absorption

Certains médicaments interfèrent avec le métabolisme de l’acide folique. Par exemple, les antiépileptiques comme la phénytoïne ou la carbamazépine diminuent son absorption. Le méthotrexate, utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, bloque son action dans l’organisme. C’est pourquoi les patients sous ces traitements doivent surveiller leurs taux de vitamine B9.

Notez à ce sujet qu’une supplémentation préventive évite l’apparition d’une anémie d’origine médicamenteuse. Votre médecin traitant peut prescrire un dosage adapté à votre traitement. Des contrôles sanguins réguliers permettent d’ajuster la posologie si nécessaire. Par ailleurs, n’initiez jamais vous-même une supplémentation sans avis professionnel.

En parallèle, il faut notifier que les contraceptifs oraux, pris sur de longues années, peuvent aussi réduire les réserves. Les femmes arrêtant la pilule pour concevoir bénéficient souvent d’une supplémentation. Les médicaments contre le reflux gastrique, pris au long cours, perturbent l’absorption. Une discussion avec votre pharmacien ou votre médecin vous éclaire sur les interactions.