Les Français minorent le rôle de l’alimentation dans le risque de cancer

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Les Français semblent peu mobilisés et fatalistes face au cancer puisque 70 % d’entre eux disent ne rien faire pour en diminuer le risque, selon un sondage Ipsos commandé par la Fondation ARC rendu public fin janvier à quelques jours de la journée mondiale contre le cancer.

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer a lancé en octobre 2012 une vaste consultation nationale pour mieux évaluer les enjeux de la recherche en prévention avec des tables rondes, une plate-forme Internet participative et la réalisation d’un sondage en décembre 2012 sur un échantillon représentatif de la population française de 1 022 personnes.

Sept personnes sur dix n’ont jamais mis en place d’actions spécifiques de prévention des cancers. Pour plus d’un Français sur deux, l’action individuelle n’est pas perçue comme constituant un levier efficace pour éviter la maladie, indique la fondation dans un communiqué.

Pourtant, ils identifient assez clairement les principaux facteurs de risque mais peinent à les hiérarchiser et à les pondérer, minorant le rôle de l’alcool et de l’alimentation mais majorant celui de la pollution ou des organismes génétiquement modifiés (OGM), comme l’ont montré les réunions de groupes et les participations sur la plate-forme Internet.

Pour eux, les facteurs comportementaux, environnementaux et héréditaires se valent, ce qui n’est pas exact. Or, 40 % des cancers pourraient être évités par la prévention car ils sont liés au mode de vie et aux comportements des personnes, rappelle la Fondation ARC. « Le tabac, l’alcool, certaines infections, la mauvaise alimentation et l’inactivité physique demeurent, de très loin, les principaux facteurs de risque », ajoute-t-elle. Les facteurs héréditaires sont quant à eux à l’origine de 5 % à 10 % des cas de cancer.

Source : APM

V.C.-D.

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