Obésité : quelle prise en charge en 2019 ?

politique de santé


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Dans le cadre du colloque "Construisons ensemble les parcours de soins de l'obésité", qui s'est tenu début septembre, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a indiqué qu'elle souhaitait renforcer la politique générale de la prise en charge de l'obésité. Objectifs : prévenir l’obésité chez les enfants, favoriser le parcours du patient, financer la prévention, coordonner les acteurs de la prise en charge ou encore améliorer la pertinence des actes. 

Il faut agir sur l’environnement

Dans cette optique, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a souligné que la prévention primaire devait reposer sur des actions visant une modification de l’environnement et pas uniquement une intervention sur l’individu seul. « Le plan national de nutrition santé PNNS 4 [qui sera finalisé et rendu public début 2019] sera articulé autour de deux objectifs majeurs : le renforcement des actions d’éducation et d’information de la population et l’approfondissement des actions visant l’amélioration de l’environnement alimentaire et physique », a-t-il souligné. Il préconise le développement d’une information validée scientifiquement et soutenue par les associations de patients sur des sites Internet institutionnels pour lutter contre la prolifération d’informations fantaisistes relatives à la perte de poids. La publicité alimentaire à destination des enfants doit également être mieux contrôlée, et les conséquences de la stigmatisation des enfants en surpoids ou obèses devront faire l’objet de communication spécifique.

Impliquer les professionnels

Les professionnels de santé sont aussi encouragés à repérer le plus tôt possible le surpoids ou l’obésité mais également à détecter les facteurs de risque et les évènements de vie générateurs de prise de poids pour l’enfant et l’adulte, par exemple lors de « consultations de repérage et d’orientation précoces » des femmes en surpoids. Pour les pharmaciens, il s’agit de poursuivre leurs efforts de conseil, d'information et d'orientation dans la lutte contre l'obésité.

En outre, Jérôme Salomon a mis en avant l'intérêt de développer une éducation thérapeutique "de proximité", hors de l'hôpital, au sein des structures sociales. Selon lui, l’élaboration d’un référentiel pour les personnes obèses, confiée aux acteurs (les associations de patients, les professionnels de santé, etc.), devrait permettre de développer le recours à cette modalité d’accompagnement.

Dernières avancées législatives

Enfin, ce colloque était aussi l’occasion pour Olivier Véran, (LREM, Isère) rapporteur général de la commission des affaires sociales, de se féliciter du succès de la "taxe soda" ou de la mise en place du Nutri-Score.

Source : Apm.

VCD