Notre microbiote serait-il sensible aux contaminants alimentaires ?

RECHERCHE

 

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Des chercheurs de l’Inra et leurs partenaires ont étudié chez l’animal les conséquences de la présence simultanée dans l’intestin d’un certain groupe de bactéries du microbiote et d’un contaminant alimentaire courant, le déoxynivalénol (DON). « Le DON est une mycotoxine produite par des moisissures de la famille des Fusarium se développant principalement chez les céréales. 

Les populations humaines y sont largement exposées en Europe et en Amérique du Nord par leur alimentation. En France et en Europe, l’exposition de certaines fractions de la population, en particulier les enfants, dépassent les valeurs toxicologiques de référence pour cette toxine », explique l’Inra. Les chercheurs ont montré que la présence de cette mycotoxine renforce le caractère génotoxique des bactéries, c’est-à-dire augmente le nombre des cassures sur les brins d’ADN des cellules intestinales, phénomène pouvant conduire à l’apparition de cellules cancéreuses. Ces travaux posent en particulier la question de la synergie entre contaminants alimentaires et microbiote intestinal vis-à-vis du processus de cancérogenèse colorectale.