La nutrition comportementale individualisée, nouvelle approche pour une perte de poids durable

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En France, le surpoids et l’obésité touchent respectivement 32 % et 15 % des individus de plus de 18 ans. On estime aujourd‘hui que sept millions de personnes sont obèses en France. Ces pathologies peuvent avoir sur le long terme de graves conséquences sur la santé : diabète, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, apnées du sommeil… Un accompagnement médical est nécessaire afin de maintenir une perte de poids durable. « La nutrition comportementale individualisée démontre aujourd’hui son efficacité dans une étude d’envergure (…) : une perte de poids initial maintenue dans le temps, chez  des patients obèses ou en surpoids », explique le groupe Pileje dans un communiqué.

Une étude sur la perte de poids et son maintien durable a été menée. Les résultats de ces travaux réalisés en médecine générale auprès de plus de 14 000 patients obèses ou en surpoids ont été publiés dans Obesity en 2015 et ont été rapportés par le groupe Pileje. Les objectifs de l’étude étaient d’évaluer le taux de succès du maintien d’une perte de poids de 10 % du poids initial au-delà de douze mois dans une population de patients souffrant de surpoids ou obésité et suivis par des médecins généralistes ayant eu une formation en Nutrition comportementale individualisée. La nutrition comportementale individualisée est une méthode de prise en charge associant des conseils nutritionnels à une prise en charge cognitivo-comportementale. Elle permet de favoriser le maintien d’une motivation durable, de lutter contre les frustrations ou encore de gérer les émotions négatives quotidiennes du patient. Les résultats de l’enquête révèlent que :

  • plus de 25 % des patients en surpoids ou obèses perdent au moins 10 % de leur poids initial et maintiennent cette perte au-delà de  12 mois ;
  • chez les patients présentant un IMC > 35 kg.m-2 (obésité sévère), ce taux atteint 40 %.

« La prise en charge de l’obésité, une fois qu’elle a été mise en place doit être pensée de manière radicalement différente, dans une perspective de prévention. Le plan Obésité est parfaitement adapté aujourd’hui pour développer la prévention des maladies induites par l’obésité. » conclut le Pr Patrick Ritz.

Source : Groupe PiLeJe