Un apport trop pauvre en sodium pourrait nuire à la santé

Sel

Nutrition infos

Réduire le sel dans l’alimentation, c’est bien. Mais attention aux effets que pourraient avoir des réductions trop drastiques. Un rapport  publié ce mois-ci par l’organisation américaine Institute of Medicine (IOM) émet de sérieux doutes sur une possible révision à la baisse des recommandations.

Le comité de l’IOM, après avoir épluché les études disponibles sur l’excès de sel dans l’alimentation,  ne remet pas en cause le lien entre consommation excessive de sel et risque cardiovasculaires mais indique qu’il ne serait pas prudent de réduire l’apport en sodium en dessous de 2 300 mg par jour.

Le rapport avance plusieurs arguments à cette mise en garde : les études sont insuffisantes, en termes de qualité et de quantité, pour conclure qu’une réduction de l’apport en sodium en dessous de 2 300 mg/j a une influence, positive ou négative, sur la santé cardiovasculaire ; il est admis qu’un très faible apport en sodium pourrait avoir un effet négatif chez les patients étant déjà à un stade avancé de défaillance cardiaque et sous traitement intensif ; il n’y a pas non plus suffisamment d’études solides indiquant qu’une réduction de l’apport en sodium en dessous de 2 300 mg/j pourrait avoir une influence, positive ou négative, sur la santé cardiovasculaire de groupes spécifiques (diabétiques, malades du rein, souffrant de maladie cardiovasculaire et individus de plus de 51 ans).

Le rapport a donc conclu qu’il serait imprudent de fixer l’échelle des recommandations entre 1 500 mg et 2 300 mg de sodium par jour, mais n’a pas non plus statué sur une alternative, estimant que les études utilisées comme références avaient des méthodologies trop variables. A suivre donc.

Source : Sodium intake in populations, Assessment of Evidence, Institute of Medicine of the National Academies, États-Unis, mai 2013.

E.B.

Crédit photo : wwarby