Le mode de culture des fruits et légumes influencerait la flore bactérienne présente à leur surface

Bactéries

Nutrition infos
Vingt-six groupes bactériens différents seraient présents à la surface des fruits et légumes crus et le type de culture, biologique ou conventionnel, en influencerait la composition : ce sont les conclusions d’une nouvelle étude américaine publiée dans Plos One.
 
Si l’on sait aujourd’hui que les bactéries sont abondantes partout, et notamment sur les produits alimentaires, la composition bactérienne exacte des fruits et légumes frais selon le mode de culture considéré est peu étudiée. C’est dans ce contexte que les chercheurs ont utilisé la méthode du pyroséquençage de l’ARNr 16S pour comparer la structure des communautés bactériennes de onze fruits et légumes conventionnels à celle de leurs analogues biologiques.
 
En plus d’observer des populations bactériennes très diverses, les auteurs ont mis en évidence que les bactéries présentes sur les fruits et légumes sont significativement différentes d’un produit à l’autre. Cependant, certains fruits et légumes concentrent les mêmes familles de bactéries. Par exemple, les entérobactéries constituent l’espèce la plus abondante à la surface du chou de Bruxelles, de l’épinard, de la salade, de la tomate, du poivron et de la fraise. La pomme, la pêche, le raisin et le champignon quant à eux, concentrent plutôt des actinobactéries, des Bacteroidetes, des Firmicutes et des protéobactéries. Les chercheurs ont également démontré que la composition bactérienne varie significativement entre fruits et légumes biologiques et leurs analogues conventionnels. Ces différences sont notamment imputables à l’abondance relative des entérobactéries, significativement réduite à la surface des produits biologiques. Ces résultats suggèrent que l’exposition aux bactéries diffère grandement selon le type de fruits et légumes consommé et leur mode de culture.
 
Source : Jonathan W et al. Bacterial communities associated with the surfaces of fresh fruits and vegetables. Plos One. 2013
 
Camille Aulas
 
Crédit photo : Ehsan Namavar - sxc.hu