Davantage de transparence sur l’origine des produits alimentaires

Traçabilité alimentaire

Nutrition infos

Pour faire suite au scandale de la viande de cheval, la question de la traçabilité alimentaire a été mise au cœur des débats à l’Assemblée nationale, le jeudi 21 mars 2013. Bien qu’il n’y ait pas eu dans cette affaire de risque sanitaire, la fraude révélée a surtout mis à mal la confiance des consommateurs, une confiance que les politiciens ont à cœur de rétablir. Guillaume Garot, ministre délégué à l’agro-alimentaire, a rappelé que « l’alimentation n’est pas une marchandise comme les autres ».

Pour gérer cette crise de confiance,  le ministre délégué a présenté trois outils que le gouvernement entend mettre en place au plus vite :

  • une charte anti-fraude est en cours de finalisation et sera présentée très prochainement aux professionnels de la filière ;
  • un étiquetage spécifique « origine France » sera mis en place afin de répondre aux demandes des consommateurs ;
  • un renforcement des auto-contrôles, au sein des entreprises du secteur est prévu, en complément des contrôles effectués par les agences gouvernementales dédiées.

Par ailleurs, le gouvernement souhaite étendre, dans le courant de l’année, l’obligation d’étiquetage de la provenance à toutes les viandes, fraîches ou contenues dans les préparations alimentaires, ces dernières étant jusqu’à présent exemptées. « Il nous faut davantage de transparence dans les aliments préparés », a-t-il souligné, faisant ainsi écho aux souhaits exprimés par François Hollande fin février au salon de l’agriculture. Le combat doit donc se mener également à Bruxelles. « Nous porterons le débat devant le parlement européen, avec Stéphane Le Foll », s’est engagé Guillaume Garot. Le gouvernement prévoit également un alourdissement des peines pour les fraudeurs, le projet de loi sera présenté avant l’été.

Des mesures qui pourraient servir les intérêts des consommateurs, mais peut-être aussi ceux des producteurs de l’Hexagone…

K.D.

Crédit photo : G. B.