Hypercholestérolémie : une baisse des traitements préoccupante

Épidémiologie


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En France, la cholestérolémie moyenne s’établit autour de 1,3 g/l, sans différence de sexe. Mais près d’un adulte français sur 5 (19,3 % de la population) présente un LDL-c > 1,6 g/l et 6 % un LDL-c > 1,9 g/l, selon l’étude Cholestérol LDL chez les adultes en France métropolitaine, réalisée sur les données de 2015 de l’étude Esteban et publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, le 6 novembre. L’enquête révèle qu’en presque 10 ans -la précédente étude date de 2006-, la cholestérolémie moyenne est restée stable et la proportion d’adultes présentant un cholestérol LDL élevé ne s’est pas améliorée (passant de 18,8 à 19,3 %). Des chiffres d’autant plus inquiétants qu’il est relativement élevé par rapport aux autres pays industrialisés.

« A cette absence d’amélioration sur le plan biologique s’est ajouté une baisse significative de la proportion d’adultes déclarant avoir déjà eu un bilan lipidique et de la proportion d’adultes traités par hypolipémiants. » Ainsi, le dosage du cholestérol a baissé de 8,7 % chez les hommes et 15,5 % chez les femmes. Concernant la prescription d’hypolipémiants, les auteurs enregistrent une chute de 29,6 % depuis 2006.

Facteur aggravant : parmi les adultes avec un LDL-c > 1,6 g/l, un sur deux présentait un facteur de risque vasculaire supplémentaire : sédentarité (41,6 %), HTA (38,4 %) ou tabagisme (19,7 %). 16,3 % en présentaient même deux, 30,3 % n’en avaient aucun autre. Pour les auteurs, « ce nouvel état des lieux témoigne d’une situation qui reste préoccupante en France, dans la mesure où l’hypercholestérolémie-LDL est souvent associée à d’autres facteurs de risque cardiovasculaires ».VCD