Didier Guillaume est nommé ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

PORTRAIT


©Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

Le sénateur Didier Guillaume a été nommé ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, au sein du gouvernement d’Édouard Philippe, en remplacement de Stéphane Travert qui quitte le gouvernement.

Didier Guillaume, 59 ans, est sénateur de la Drôme -son département d’origine- depuis 2008 et membre du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) au Sénat depuis 2018. Initialement agent du Trésor public, il a notamment été conseiller politique de Jean Glavany au ministère de l'Agriculture et de la Pêche de 1998 à 2002. Il a été élu pour la première fois en 1983, comme conseiller municipal de sa commune de naissance, Bourg-de-Péage, dont il deviendra le maire en 1995 jusqu'en 2004. Élu Conseiller général de la Drôme en 1998, il en sera Président de 2004 à 2015. En 2008, il est élu sénateur du département de la Drôme. Il préside le groupe socialiste du Sénat de 2014 à 2018 et fut le directeur de campagne de Manuel Valls aux primaires de la gauche de 2017.

Passation de pouvoirs

« Je serai un inlassable militant, défenseur et promoteur de la ruralité et de l’agriculture française », a annoncé Didier Guillaume à l’occasion de la passation de pouvoirs qui a eu lieu mardi 16 octobre au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, en présence de Stéphane Travert. Le nouveau ministre entend positionner son action sur deux piliers que sont la compétitivité, le développement économique et l’export d’une part et l’agro-écologie d’autre part. En ne cédant à aucun lobby, a-t-il précisé. Par ailleurs, s’il assure que les agriculteurs sont des défenseurs acharnés de l’environnement par leur travail et par leurs pratiques, il a insisté sur la nécessité de fournir aux jeunes générations les moyens de s’engager dans l’agriculture. « L’Agriculture a un avenir en France, nous allons tout faire pour qu’il soit le plus radieux possible dans le cadre de l’Europe et de la mondialisation », a-t-il ajouté. Enfin, le ministre s’engage d’ores et déjà dans la sortie du glyphosate, d’ici la fin du quinquennat. « Au début de ce quinquennat, il y a eu la fin des néonicotinoïdes. Dans ce quinquennat, il y aura la fin du glyphosate mais il y aura aussi une nouvelle pratique agricole qui fera qu’elle sera exportatrice, compétitve et en circuit-court », a-t-il indiqué.

Dans une dépêche, l’Apm rappelle néanmoins que Didier Guillaume avait voté contre l’inscription du glyphosate dans le cadre de l’examen au Sénat du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

Source : ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ; Apm.

VCD