Après la ménopause, le régime paléolithique bénéfique pour le poids

RÉGIME

Le régime paléo consiste à manger comme le faisaient nos ancêtres du Paléolithique, quand les hommes étaient essentiellement des chasseurs-cueilleurs qui ignoraient tout des techniques de l’agriculture. Les adeptes de ce régime, qui n’autorise que les produits naturels et non-transformés, se nourrissent donc de viande, d’œufs, de poisson, de fruits et légumes.

Selon une étude menée par Caroline Blomquist, doctorante au Département de santé publique et de médecine clinique de l’Université d'Umeå, en Suède, les femmes en surpoids, après la ménopause, qui suivent un régime paléo, sont plus susceptibles de maintenir une perte de poids sur le long terme et de réduire leurs niveaux de facteurs de risque du diabète de type 2 et de maladies cardio-vasculaires.

Elle a suivi pendant deux ans un groupe de 70 femmes ménopausées en surpoids, présentant un risque plus important d'obésité, notamment en raison de la réduction de la production d'œstrogènes.
La moitié des femmes a donc suivi un régime alimentaire conforme aux recommandations nordiques en matière de nutrition, tandis que l'autre moitié a suivi un régime dit paléolithique. Un premier examen a eu lieux après six mois et un autre après deux ans.
Les résultats montrent que les deux groupes maigrissent, mais que les femmes qui avaient suivi un régime paléolithique ont atteint un poids situé entre 87 à 78 kilos, contre 86 à 80 kilos pour l’autre groupe. Une réduction significative de la graisse abdominale est également observée chez celles qui ont suivi un régime paléolithique. Leurs niveaux de certains acides gras et de certaines graisses sanguines diminuent aussi, ce qui réduit de fait, les facteurs de risque du diabète de type 2 et de maladies cardio-vasculaires.
« L’étude montre que le régime paléolithique avec une consommation importante de graisses insaturées est plus sain pour ce groupe de femmes, même si les recommandations nutritionnelles nordiques ont également des effets positifs sur la santé », conclut Caroline Blomquist.