Dernière minute : la place de la restauration collective dans le projet de la loi sur l’alimentation

LÉGISLATIF

Présenté le 31 janvier en Conseil des ministres, le projet de loi sur l’alimentation veut rétablir l’équilibre des relations commerciales entre les filières agricoles, le secteur agroalimentaire et les acteurs de la distribution. Il souhaite également agir pour une alimentation saine et durable, accessible à tous. C’est sur ce point que la restauration collective publique doit « prendre sa part dans la promotion d’une alimentation de meilleure qualité et plus durable ».


D’ici à 2022, la restauration collective publique devra servir « une part significative de produits issus de l’agriculture biologique, ou bénéficiant d’autres signes de qualité ou mentions valorisantes ou présentant des caractéristiques équivalentes, ou acquis en prenant en compte le coût du cycle de vie du produit ». L’objectif est d’atteindre un taux de 50 % de produits acquis remplissant l’une de ces conditions à l’horizon 2022, dont au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique.
La réalisation d’un diagnostic préalable à la démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire sera imposée aux acteurs de la restauration collective publique et privée. Ils seront également concernés par l’obligation de céder leurs invendus à des organisations caritatives habilitées.