Agnès Buzyn, nommée ministre des solidarités et de la santé

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Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, a annoncé mercredi 17mai la nomination du Pr Agnès Buzyn en tant que ministre des solidarités et de la santé du premier gouvernement d'Edouard Philippe. 

À 54 ans, Agnès Buzyn est présidente du collège de la Haute autorité de santé (HAS) depuis mars 2016 après avoir assuré la présidence de l'Institut national du cancer (Inca) de 2011 à début 2016. Ancienne interne des hôpitaux de Paris et professeur d'hématologie, elle a été responsable de l'unité de soins intensifs d'hématologie et de greffe de moelle à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris (1992-2011) et membre d'une équipe Inserm au Centre de recherche de l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, AP-HP, Paris), université Paris V (immunothérapie et traitement anti-angiogénique en cancérologie). Elle a aussi occupé de nombreuses fonctions institutionnelles.

Lors de l’allocution de passation de pouvoir, la nouvelle ministre e la santé a rendu hommage à l’action de la ministre des Affaires sociales et de la Santé sortante, Marisol Touraine, tout en évoquant « des chemins » et un « style » différents. Elle a salué les réformes courageuses et ambitieuses qui ont été menées, citant notamment les lois de modernisation de notre système de santé et d’adaptation de la soiété au vieillissement ainsi que plusieurs plans de santé publique dont certains conduits ensemble, tels que le Plan cancer. Elle a assuré qu’elle traiterait ses différents chantiers avec équité « Ce n’est pas parce que je suis médecin que je ne m’intéresserai qu’à la santé même si je sais que, là aussi, les attentes sont immenses et que l’équilibre est difficile à trouver entre la médecine de ville et l’hôpital », a expliqué Agnès Buzyn. Elle a promis de ne pas seulement travailler dans l’immédiateté de l’action mais aussi sur le temps long.

Restée cinq ans à la tête du ministère des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine a aussi exprimé sa fierté de l'action politique menée. Parmi ces réformes, elle a cité le « rétablissement des comptes de la sécurité sociale, la garantie de l'accès aux soins pour tous, la volonté de faire de l'hôpital public une institution forte et reconnue partout, y compris dans nos territoires, l'accompagnement du rôle grandissant des médecins généralistes et des maisons pluriprofessionnelles de santé, la volonté d'adapter notre société au vieillissement, de favoriser l'inclusion des personnes handicapées, de donner de nouveaux droits aux familles, de faire reculer la pauvreté ». Elle a particulièrement insisté sur le rôle de l'hôpital public, la mise en place du tiers payant -qu'elle a qualiée « d'une des grandes avancées de ce quinquennat »- ou encore « les combats de santé publique ». Sur ce dernier point, elle a regretté l'inachèvement de la réforme de l'obligation vaccinale en raison du calendrier parlementaire et politique. Enfin, Marisol Touraine a révélé avoir préparé un texte de loi portant l’extension de l'obligation vaccinale à 11 vaccins, selon la recommandation du groupe piloté par le Pr Fischer.

VCD, avec Apm.