Chirurgie de l’obésité : à éviter chez le mineur

recommandations


© herjua - istock

Dans un communiqué, la HAS révèle qu’en 2013, 114 mineurs ont subi une chirurgie de l’obésité, « une intervention lourde qui peut entraîner des conséquences graves et des difficultés au quotidien, même plusieurs années après l’intervention », indique l’agence qui rappelle que cette intervention ne doit être envisagée chez les mineurs que dans des cas très précis. 

L’obésité touche près de 4 % des moins de 18 ans, en France. « Outre les complications cardio-respiratoires ou métaboliques, l’obésité a, à cet âge de la vie, un retentissement particulier au niveau de l’activité hormonale et de la survenue de la puberté, de la croissance des os et du développement psycho-affectif », rappelle l’agence. L’obésité doit donc être prise en charge. En 2011, la Haute autorité de santé ne recommandait pas la chirurgie bariatrique chez les enfants et les adolescents. Dans un communiqué, l’agence rappelle que l’obésité doit être traitée grâce à une approche pluridisciplinaire associant une éducation diététique, des conseils concernant l’activité physique ainsi qu’un accompagnement psychologique. « Le mineur doit être suivi régulièrement et au long cours, au sein ou en lien avec un centre spécialisé de l’obésité (CSO) à compétence pédiatrique. À cet âge, l’objectif de la prise en charge est le ralentissement de la progression de la courbe de corpulence (et non pas forcément la perte de poids) ainsi que l’amélioration de la qualité de vie physique, mentale et sociale et la prévention des complications », précise-t-elle.

Ce n’est qu’après échec d’une prise en charge bien suivie, régulière et adaptée que la chirurgie peut envisagée sous plusieurs conditions :

  • être âgé d’au moins 15 ans ;
  • avoir atteint un stade de croissance osseuse et de puberté suffisant ;
  • avoir un IMC > 35 kg/m2 ;
  • avoir une maturité psychologique suffisante pour comprendre les enjeux et conséquences d’une telle intervention.

Dans tous les cas, le recours à ce type de chirurgie chez l’adolescent doit être discuté à l’occasion d’une première réunion de concertation entre professionnels de différentes spécialités. Les patients devront suivre une phase de préparation à cette chirurgie d’au moins un an qui se conclura par une dernière réunion de validation.

Source : HAS

AC