La viande et le lait bio contiendraient presque deux fois plus d'oméga-3

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Deux méta-analyses menées par des chercheurs de l’université de Newcastle, en Angleterre, montrent que le lait et la viande bio contiendraient davantage d’omega-3 que le lait et la viande non bio.

Une première méta-analyse basée sur 67 études a permis de comparer la composition des viandes bio à celle des viandes non issues d’une production biologique. Les résultats n’ont pas montré de différences notables concernant les concentrations en minéraux, antioxydants et la plupart des acides gras individuels. Néanmoins, les chercheurs ont noté des différences significatives pour certains profils d’acides gras : les concentrations en acides gras polyinsaturés et en oméga-3 étaient plus élevées de 23 % et 47 % respectivement, dans les viandes bio que dans les viandes non bio. De plus, les concentrations en acides gras saturés et mono-insaturés étaient similaires ou légèrement plus basses respectivement, dans les viandes bio par rapport aux non bio.

Dans une deuxième méta-analyse, les chercheurs se sont intéressés à la composition du lait bio. Là encore, la méta-analyse basée sur 170 études a comparé la composition du lait de vache bio au lait non bio. Si aucune différence notable n’a été relevée concernant les acides gras saturés et mono-insaturés, les concentrations en acides gras polyinsaturés totaux et en oméga 3 étaient significativement plus hautes de 7 % et 56 % respectivement, dans le lait bio que le lait non bio.

Précisément, les concentrations en acide alpha linolénique (ALA), en oméga-3 (EPA + DPA + DHA) et en acide linoléique étaient plus hautes dans le lait bio (respectivement de 69 %, 57 % et 41 %). Sans différence significative en termes de concentrations totales en acides gras oméga-3 et acide linoléique (LA), les rapports oméga-6/oméga-3 et LA/ALA étaient respectivement plus bas dans le lait bio de 71 et 93 %.

En outre, la méta-analyse montre de plus hautes concentrations en alpha tocophérol et en fer mais de plus basses teneurs en iode et en sélénium dans les laits bio vs les laits non bio. Des différences qui s’expliqueraient par l’alimentation des animaux issus des fermes bio, élevés en pâturages et bénéficiant d’une alimentation riche en fourrages, spécialement de fourrages riches en légumineuses.

Sources : Srednicka- Tober D, et al. Br J Nut. 2016;115(6):994-1011. ´Srednicka-Tober D et al. Br J Nut. 2016;115(6):1043-60.

 

Florence Bozec