Plusieurs cas d'Influenza aviaire détectés dans une basse-cour de Dordogne

SECURITE SANITAIRE


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Un cas d'influenza aviaire dans une basse-cour de Biras en Dordogne a été établi le 24 novembre par l'Agence nationale d'évaluation des risques (Anses). Dans un communiqué diffusé le 30 novembre, le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt a annoncé avoir découvert des souches dans deux autres élevages.

La confirmation du premier cas d'influenza aviaire a été établi dans la soirée du 24 novembre par l'Anses et la souche du virus a pu être identifiée. Il s'agit d'une souche H5N1 hautement pathogène pour les volailles. Cette souche semble avoir déjà été détectée en Europe mais ne présentait jusqu'alors aucun risque pathogène réel. Un plan national d'intervention sanitaire d'urgence avait alors été activé par le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Des zones de surveillance de 3 et 10 km autour de l'élevage avaient été mises en place. La surveillance de la faune sauvage avait été renforcée et « une surveillance active élargie a été mise en œuvre dans les élevages qui font l’objet d’une surveillance annuelle vis-à-vis du virus de l’Influenza aviaire », explique le gouvernement. Des prélèvements ont ainsi été réalisés dans différents élevages de Dordogne, malgré l’absence de mortalités ou de signes cliniques.

Les résultats de ces prélèvements ont révélé la présence de souches d’Influenza aviaire hautement pathogènes pour les volailles dans deux élevages. « Leur séquençage détaillé est en cours de réalisation par l’Anses, annonce le ministère. Afin de protéger et de limiter la propagation de la maladie à d’autres élevages d’espèces sensibles, les services du ministère de l’agriculture procèdent actuellement à l’abattage de l’ensemble des animaux des élevages concernés et ont décidé la mise en place de mesures de biosécurité dans tout le département. »

Le gouvernement assure que la mobilisation des services de l'État est totale afin de limiter la propagation et les conséquences de la maladie, notamment à l'exportation.

Il convient de rappeler que l'inluenza aviaire n'est pas transmissible à l'homme par la consommation de viande, d'oeufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.

Source : ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt.

Eva Guenaire