Santé en Europe : des efforts insuffisants sur les facteurs de risque

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Tabagisme, consommation d’alcool, surpoids et obésité : de nombreux facteurs de risque de mortalité précoce subsistent en Europe, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé. Les efforts de lutte menés par les politiques ne seraient pas suffisants pour atteindre les objectifs fixés par l’Organisation à l’horizon 2025.

L’Organisation mondiale de la santé publié le rapport 2015 sur la santé en Europe. Ce document rend compte des progrès accomplis à ce jour sur la voie de la réalisation des cibles de santé 2020 dans la région et met en évidence les prochaines évolutions nécessaires à l’horizon 2020.

« Bien que la Région européenne soit en bonne voie pour atteindre la cible de la réduction de la mortalité prématurée définie pour 2020, des efforts beaucoup plus importants peuvent être déployés pour réduire les principaux facteurs de risque », indiquent les auteurs. Ainsi, la réduction de la mortalité imputable aux maladies cardiovasculaires, au cancer, au diabète et aux maladies respiratoires chroniques semble en bonne voie de progression. Cependant, les chiffres concernant les niveaux de consommations d’alcool, le tabagisme, le surpoids et l’obésité restent préoccupants. La prévalence du surpoids et de l’obésité se situe entre 45 et 67 % de la population européenne. Le tabagisme et la consommation d’alcool de la région européenne sont les plus élevés au monde. Selon l’Organisation, certains pays ont reconnu l’urgence de ce problème et ont engagé des politiques de lutte contre ces facteurs de risque, entrainant une légère baisse. « Dans la plupart des pays, toutefois, la diminution de la consommation de tabac n’est pas suffisante pour que l’objectif de réduction de 30 % fixé par le cadre mondial de suivi pour la lutte contre les maladies non transmissibles soit atteint d’ici 2025 », alertent les auteurs.

Mortalité infantile, espérance de vie, scolarisation, chômage

Concernant les autres indicateurs de santé, l’OMS note que la mortalité infantile diminue dans les pays enregistrant les taux les plus élevés, contribuant à une réduction de l’écart entre les pays de la région qui s’échelonne de deux à vingt décès pour mille naissances vivantes. L’écart entre les espérances de vie s’est également réduit à onze années : de 71 à 82 ans. Les inégalités en matière de scolarisation atteignent 10 ?5 % puisqu’entre 89,3 % et 99,8 % des enfants des différents pays européens sont scolarisés en cycle primaire. Enfin, le chômage touche entre 0,5 % et 31 % des populations nationales.

Source : OMS. Rapport sur la santé en Europe 2015 - Les cibles et au-delà - atteindre les nouvelles frontières des bases factuelles.

AC