Diabète : le service d’accompagnement Sophia améliore le suivi

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Sophia, le service d'accompagnement des patients diabétiques de l'assurance maladie, a permis d'améliorer le suivi des examens recommandés mais sans impact significatif à court terme sur la dépense totale de soins, montre une évaluation médico­économique par la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts).

Une évaluation médico­économique du service Sophia a été réalisée entre juin 2014 et juin 2015 en s'intéressant à la réalisation des examens de surveillance recommandés dans le suivi du diabète et sur les dépenses de soins des patients. Deux cohortes ont été analysées, les patients éligibles lors de la troisième phase d'expérimentation lancée en 2010 sur huit départements et les patients éligibles lors de sa généralisation fin 2012.

Des changements de comportement plus rapides

La progression du taux de réalisation d'au moins deux dosages de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) dans l'année, mesuré à 76,1% en 2012, a été plus rapide chez les adhérents de 4 points sur un an (jusqu'en 2013) et de 3,8 points sur deux ans (jusqu'à 2014) par rapport aux non-­adhérents. Le taux de réalisation annuel du dosage de la microalbuminurie, pour dépister les complications rénales, était particulièrement insuffisant en 2012, à 37,8%. Sa progression a été plus rapide chez les adhérents (+6,6 points sur un an et +4,3 points sur deux ans). Pour le fond d'oeil, le taux de réalisation sur les deux dernières années était de 61 % en 2012. La progression a aussi été plus rapide chez les adhérents (+6,6 points sur un an et +4,3 points sur deux ans) par rapport aux non-­adhérents. « L'impact du service, particulièrement marqué la première année, s'atténue la deuxième année. Et il reste des marges de progression pour respecter les recommandations de suivi », note la Cnamts.

Quel impact financier ?

L'évaluation conclut à une absence d'impact financier ou à une légère augmentation. La dépense totale des adhérents de la généralisation a augmenté de 47 euros de plus que celle des non-adhérents à un an (85 euros de soins de ville en plus, 84 euros d'économie sur les dépenses d'hospitalisation et hausse des dépenses d'indemnités journalières de 36 euros). La consommation globale de soins d'un patient diabète est de 6.500 euros en moyenne par an.

Cependant, la période d'étude est trop courte pour évaluer l'impact du service sur la réduction des complications liées au diabète. En 2015, le service Sophia coûtera 38,5 millions d'euros, soit de l'ordre de 60 euros par patient adhérent. 

Source : apm.

NB, avec l'apm