Le secteur de la charcuterie s’engage pour réduire le sel et le gras de ses produits

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Jambons, saucisses, andouillettes ou encore boudins noirs verront bientôt leurs teneurs en sel et en gras réduites de 5 %, selon l’accord signé entre les industries agro-alimentaires produisant des produits de charcuterie et le gouvernement. Cela devrait permettre d’écarter les 15 % en volume de produits les plus gras ou les plus salés aujourd’hui commercialisés.

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Robert Volut, président de la Fédération nationale des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viande (FICT) et Joël Mauvigney, président de la confédération nationale des charcutiers traiteurs (CNCT), ont signé le lundi 4 mai 2015 l’accord collectif du secteur de la charcuterie dans le cadre du Programme National pour l’Alimentation (PNA).

Par cette signature, le FICT qui regroupe plus des 80 % des établissements fabriquant de la charcuterie industrielle et la CNCT plus de la moitié des artisans charcutiers traiteurs visent une réduction de 5 % des taux moyens de sel et de gras pour 12 produits de charcuterie (jambons standard et choix, épaules standard, choix et supérieure, saucisses fumée, andouillette, boudin noir, pâté et mousse de canard, pâté en croûte, saucisson cuit, cervelas). La baisse de ce taux moyen, qui a vocation à être transcrite dans le code des usages de la charcuterie, permettra d’écarter les 15 % en volume de produits les plus gras ou les plus salés aujourd’hui commercialisés concernant ces 12 catégories.

La consommation de charcuteries représente en effet respectivement environ 10 % des apports quotidiens en sel et environ 8 % des apports quotidiens en lipides des adultes en France. L’amélioration de la qualité nutritionnelle de ces éléments est donc un enjeu important. « L’engagement du secteur traduit ainsi sa volonté de participer à l’amélioration de l’offre alimentaire proposée aux consommateurs français », explique le gouvernement.

Celui-ci souhaite par ailleurs que ces engagements nutritionnels s’accompagnent d’engagement sur le développement durable. Le secteur s’est notamment engagé à réduire les déchets d’emballages des entreprises et à améliorer l’information des consommateurs concernant les consignes de tri.