L’Oqali examine les laits infantiles

pédiatrie


© Julia Shinkareva - flcikr.com


89 % du marché des laits infantiles a été passé au crible par l’Oqali qui publie une première caractérisation du secteur. Qualité nutritionnelle, étiquetage, teneurs en macro et micronutriments et variabilité entre les formules destinées à l’alimentation quotidienne des nourrissons et enfants en bas âge et en bonne santé ont été analysés. État des lieux.

L’étude réalisée par l’Oqali, anciennement Observatoire de la qualité des aliments, porte sur 129 laits infantiles recueillis en 2012 et appartenant à trois familles de laits infantiles : les préparations 1er âge, les préparations 2e âge et les laits de croissance. En volume, ils représentent 89 % du secteur. La composition en 35 nutriments a été étudiée ainsi que l’étiquetage. Le cadre législatif relatif à ces préparations de suite est strict et donne un encadrement précis pour la composition de ces produits, les normes d’étiquetage et les allégations nutritionnelles et de santé autorisées, notamment pour les laits premier âge.  

Concernant la composition énergétique des laits, l’enquête révèle que les trois familles suivent les recommandations. Ainsi, les valeurs énergétiques de tous les laits sont comprises entre 65 et 67 kcal pour 100 ml quand les recommandations prévoient qu’elles soient comprises entre 60 et 70 kcal / 100 ml. Par ailleurs,  les teneurs en macronutriments varient peu entre les groupes. Dans 100 ml, tous les laits comportent entre 7,8 et 8,2 g de glucides, entre 2,4 et 3,4 g de lipides, entre 1,4 et 1,8 g de protéines et entre 0,07 et 0,14 pour les fibres. « Une variabilité plus élevée est observée pour les sucres, principalement liée aux différences de teneurs en lactose », précise le rapport. Bien que faibles, il existe néanmoins des différences significatives de composition macronutritionnelle entre les trois familles de produits étudiés. Par exemple, « la famille des préparations 1er âge présente une teneur moyenne en lipides significativement plus élevée (3,4 g/100ml) que celle des préparations 2e âge (3,1g/100ml), elle-même significativement plus élevée que celle des laits de croissance (2,8 g/100ml) », peut-on lire.

Au niveau micronutritionnel, les plus fortes teneurs sont observées dans les laits de croissance, suivis des laits deuxième âge et enfin des laits premier âge. « Seul le cuivre ne suit pas cette tendance », est-il noté. Les laits de croissance présentent aussi les plus fortes variabilités dans la composition micronutritionnelle (sauf pour le fer, le potassium, les vitamines B12 et B8). En cause : une offre de recettes plus importante.

Concernant l’étiquetage, le rapport note que 100 % des laits possèdent un étiquetage nutritionnel, 68 % des allégations nutritionnelles et 46 % des allégations santé. Le fabricant impacte fortement cette démarche : les marques nationales sont ainsi les plus nombreuses à afficher des allégations nutritionnelles (composition en vitamines et minéraux), les marques de distributeurs à apposer des allégations santé (vitamine D, capital osseux principalement) et les marques vendues en pharmacie à indiquer des recommandations de consommation.

L’Oqali rappelle que « pour les préparations 1er âge, il est recommandé une consommation d’environ 0,7 à 1 L de lait par jour pendant 6 mois, pour les préparations 2e âge, une consommation d’environ 0,6 L par jour pendant 6 mois, et pour les laits de croissance, une consommation de 0,5 L de lait par jour jusqu’aux 3 ans de l’enfant ».

Source : Etude du secteur des laits infantiles – Oqali – Données 2012 – Edition 2014.

VCD