Le bio s’installe durablement dans nos assiettes

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Label bio de l'Union européenne

La consommation de produits biologiques continue de se démocratiser et devrait encore augmenter dans les années à venir, selon l’étude du cabinet Precepta « La distribution de produits biologiques – Proximité, numérique et stratégies de marques : les nouveaux enjeux d’un marché prometteur », rédigée par Cécile Schoenberg.

Trois scénarii sur l’avenir de la distribution des produits biologiques ont été imaginés par les auteurs de ce rapport. Le premier (dit « haut ») mise sur une croissance annuelle de 11,2 % pour atteindre en 2018 4,2 % du marché alimentaire total, soit 7,8 milliards d’euros. Ce scenario « repose sur plusieurs hypothèses, de nature à encourager la croissance du marché : des consommateurs « alertes » et méfiants envers l’industrie conventionnelle, des distributeurs ayant compris les différentes attentes des clients et une utilisation optimale du numérique par les opérateurs », expliquent les auteurs. À l’inverse, la prédiction la plus pessimiste prévoit un tassement de l’engouement pour les produits bio, l’éclatement de scandales sanitaires et un essoufflement de l’offre. La croissance annuelle moyenne se limiterait alors à 3,1 % pour atteindre 2,9 % du marché alimentaire total, soit 5,3 milliards d’euros en 2018.

Le rapport précise aussi que les grandes et moyennes surfaces (GMS) et les magasins spécialisés dominent la distribution de ce marché. Les premiers misent sur une offre de masse en proposant leurs propres gammes bio pour gagner de nouvelles parts de marché. Les seconds, soutenus par une clientèle de « connaisseurs », offrent des produits exclusifs à leur réseau (production locale, labels alternatifs etc.) et favorisent une forte dimension conseil. Ces différentes logiques de distribution nous incitent à penser le marché de façon duale.

Par ailleurs, les auteurs notent que la popularité des produits bios crée de nouvelles opportunités de croissance pour les distributeurs, notamment à travers le numérique. « Si la GMS intègre de plus en plus le commerce connecté dans ses proccessus de vente (web-to-store, e-commerce…), force est de constater le retard des magasins spécialisés », rapportent les experts. Ces derniers sont principalement des magasins physiques (réseaux ou coopératives) même si certaines enseignes se mettent timidement à la vente en ligne. C’est le cas de La Vie Claire qui propose à ses clients un système de « click and collect » ou de Naturalia qui offre un service de livraison à domicile. L’adaptation des surfaces du web est d’autant plus importante que la concurrence s’est renforcée. Internet a fait émerger des e-boutiques (Greenweez, Mademoiselle bio…) et a ouvert la voie à de nouveaux modèles. Com’3pom et paysans.fr ont, par exemple, lancé des plateformes de commande en ligne et livraisons à domicile.

Source : Communiqué, Precepta. La distribution de produits biologiques – proximité, numérique et stratégies de marques : les nouveaux enjeux d’un marché prometteur.