Le diabète progresse, les inégalités persistent

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© Marie Lafortune

En 2012, près de trois millions de Français recevaient un traitement médical pour un diabète, soit près de 4,6 % de la population, selon les données du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié à l’occasion de la journée mondiale du diabète le 14 novembre. Entre 2010 et 2012, le taux de croissance moyen annuel était de 2,5 %. 

Si l’évolution de la prévalence est toujours à la hausse, un ralentissement de la progression est à noter. « Depuis 2006, (…) le taux de croissance annuel moyen calculé à partir du seul régime général [est passé] de 4,7 % sur la période 2006-2009 à 2,8 % sur la période 2010-2012 », indique l’équipe de Sandrine Fosse-Edorh dans le premier article du numéro.

La prévalence du diabète varie fortement en fonction de l’âge : elle est de 0,5 % pour les moins de 44 ans et approche les 10 % pour les plus de 45 ans. « La prévalence était maximale pour les personnes âgées de 75 à 79 ans avec un homme sur cinq (19,4 %) et une femme sur sept (14 %) traités en 2012 ». En outre, les disparités géographiques et les inégalités sociales se confirment. Les départements d’outremer (Réunion -9,8 %-, Guadeloupe -8,3 %-, Martinique -9,24 %- et Guyane -7,12 %-), les régions du nord et du nord-est de la métropole (Nord-Pas-de-Calais -5,5 %-, Picardie -5,46 %-, Alsace -5,22 %-, Champagne-Ardenne -5,09 %-) ainsi que la Seine-Saint-Denis (6,94 %) sont plus fortement touchés par le diabète que les régions de l’ouest (Bretagne -2,94 %-, Pays de Loire -3,71 %-, Basse Normandie -3,83 %- et Midi-Pyrénées -3,92 %-) (cf. carte).

© Bulletin épidémiologique hebdomadaire, InVS

Prévalence du diabète traité pharmacologiquement standardisée sur la population française par département en 2012 en France.

De plus, « les zones géographiques de métropole socialement plus défavorisées, comme le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie ou la Seine-Saint-Denis, avaient les prévalences du diabète les plus élevées. Les bénéficiaires de la CMU-c âgés de moins de 60 ans avaient une prévalence du diabète traité pharmacologiquement supérieure à celle des personnes n’en bénéficiant pas (2,1 % vs 1 %) ». Les auteurs notent par ailleurs que les inégalités impactent plus fortement les femmes.

Source : InVS, Bulletin épidémiologique hebdomadaire.

PS