La filière agroalimentaire mise sur les produits « premium », le digital et l’international

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Croissance modérée (+1,3 %), rentabilité en déclin (-2 points), peu de visibilité sur l’avenir : le marché de l’agroalimentaire connaît une année morose avec des conditions de rebond encore incertaines , selon l’étude de la filière agroalimentaire publiée par le cabinet Oliver Wyman en partenariat avec l’Association Nationale des Industries Agroalimentaires (Ania) à l’occasion du Salon international de l’Alimentation (Sial)

Aucune visibilité sur l’avenir

L’enquête a été menée auprès des dirigeants de plus de 40 sociétés représentatives de la filière agroalimentaire en France. Plus d’un tiers des sondés déclarent n’avoir aucune visibilité sur l’avenir. En cause : « la guerre des prix avec la grande distribution, la volatilité du cours des matières premières et l’accumulation des contraintes réglementaires [qui] ont érodé la marge brute des acteurs qui ont enregistré une baisse de deux points de leur rentabilité », révèle le cabinet Oliver Wyman.

Les opportunités de croissance : l’international et le « premium »

Les acteurs interrogés parient sur l’international pour bénéficier de marchés plus dynamiques. Les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) semblent intéressées par le grand export (Brésil, Chine, Russie) alors que les PME ciblent des pays plus proches, en Europe. Les leaders du marché quant à eux se tournent vers l’Asie.

Autre source de rebond : les produits de qualité qui, avec les produits du terroir, sont considérés par 79 % des interrogés comme un véritable relais de croissance contre seulement 13 % pour le low cost.

Enfin, le contact avec le client est considéré par 98 % d’entre eux comme clé pour rebondir et croître sur de nouveaux marchés au côté du e-commerce et des services digitaux.

Sources : Oliver Wyman, Ania.

RF