Les produits laitiers seraient favorables à la prévention des maladies cardiovasculaires

Maladies cardiovasculaires

Nutrition Infos
alt
© Zsuzsanna Kilian - sxc.hu

Deux études se sont penchées sur les facteurs nutritionnels susceptibles d’influencer le risque de maladie cardiovasculaire afin d’identifier les profils nutritionnels les plus favorables à la santé. Les résultats présentés à l’occasion d’une conférence de presse organisée par le Cerin rapportent un bénéfice des produits laitiers pour la prévention cardiovasculaire.

L’étude Monica (Monitoring of trends and determinants of cardiovascular diseases) a ainsi montré que les hommes qui consomment au total le plus de produits laitiers sont moins souvent atteints de syndrome métabolique : ils seraient 18 à 20 % à présenter un syndrome métabolique contre 32 % des « petits » consommateurs. Des résultats confirmés par l’étude Mona Lisa-Nut (Monitoring national du risque artériel), qui met de plus en évidence un meilleur profil métabolique chez les « gros » consommateurs de produits laitiers : ils auraient significativement moins de diabète, moins de cholestérol LDL et un taux de triglycérides moins élevé. Le risque de décès par maladie cardiovasculaire dans les dix ans qui suivent serait par ailleurs diminué de 30 %.

Les produits laitiers pris en compte regroupent le lait et les produits laitiers frais. Les auteurs justifient le rôle bénéfique des produits laitiers par leur teneur en calcium, potassium et magnésium mais également en protéines et en certains acides gras spécifiques. Ils soulignent leurs actions, de façon séparée ou synergique, sur la satiété et la gestion de l’énergie et des lipides pour un meilleur contrôle du poids et du bilan lipidique ; sur la sécrétion d’insuline et le contrôle de l’équilibre glycémique ; et sur la régulation de la pression artérielle. Mais les résultats montrent également que les consommateurs de produits laitiers ont un meilleur équilibre alimentaire : ils mangent davantage de fruits et légumes, de poisson, de viande, volaille et œufs, et boivent moins d’alcool.

Source : Cerin, d’après la conférence Facteurs de risque cardiovasculaire, mortalité et alimentation – les nouveaux résultats de deux études françaises, le 16 janvier à Paris.

Florence Bozec